Reyjin dans la lutte contre la COVID-19

Fidèles à leurs valeurs, les fondateurs de Reyjin, Jérôme et Yannick Reynaud se sont engagés dans le défi face à la pandémie de la COVID-19.

Dès le 16 mars 2020, l’entreprise a mis sur pied une équipe multidisciplinaire qui s’est interrogée sur la façon dont elle pouvait participer et apporter son savoir-faire à la lutte contre la crise mondiale actuelle ainsi que sur les défis à relever afin de protéger la population au Québec et partout dans le monde. Plusieurs points ont été soulevés :

  • La nécessité d’une production locale : qu’advient-il aux pays qui ne possèdent pas les capacités et les industries requises pour la fabrication de protections et qui sont dépendants d’autres pays pour se fournir?
  • Au lieu d’importer du matériel qui n’est pas ou plus à notre portée, ne serait-il pas plus judicieux de développer des produits issus de nos propres ressources naturelles (végétales, minérales, etc.) en impliquant dans le processus les industries de l’environnement (recyclage des déchets plastiques, mise en place de matériaux biodégradables…) présentes sur le territoire?
  • Comment pouvons-nous limiter la pollution massive reliée à ces protections, voire profiter de cette occasion pour changer nos habitudes de consommation?

« Si nous possédons l’expertise du textile grâce aux activités que nous menons depuis plusieurs années, alors développons-la davantage, adaptons-la pour répondre au besoin actuel. Et si cela marche pour nous, notre devoir sera de transmettre ce savoir. »

À partir de ce constat, Reyjin a sondé les offres présentes sur le marché pour arriver à la conclusion que, quelques semaines en arrière, aucune réelle solution de filtration lavable de qualité n’existait ou était accessible à la population. Reyjin s’est donc plongée dans des recherches visant à répondre au besoin urgent de protection. 

« Nous levons par ailleurs notre chapeau à toutes les entreprises qui travaillent d’arrache-pied et qui, comme nous, se réinventent et s’adaptent pour apporter leur aide précieuse dans cette situation », soulignent les fondateurs.

Reyjin a toujours eu conscience de l’importance de savoir bien s’entourer. Pour réussir dans ses démarches, l’entreprise s’est donc alliée à plusieurs centres de recherche, compagnies et organismes ; combinant ainsi un bassin solide d’expertise :

La collaboration portait, entre autres, sur la création à partir de fibres, des matériaux dont la recette est un mélange subtil de plusieurs matières qui répondent à la fois aux critères de filtration, de respirabilité et d’imperméabilité. Le tout entièrement conçu au Québec, mettant ainsi en avant le savoir-faire local des métiers du textile et des couturières qui réalisent la production.

Dans un premier temps, afin de répondre à l’urgence de la situation, Reyjin a développé à partir de tissus antimicrobiens un masque barrière destiné aux travailleurs de deuxième ligne et aux particuliers. Il est basé sur un modèle 3 plis avec filtre en polypropylène réutilisable et lavable, résistant aussi bien à l’abrasion qu’aux projections de particules. Pour sa réalisation, une étude sur la morphologie des visages a été effectuée afin de créer un modèle ajustable, simple et capable de s’adapter à toutes les formes. Il est actuellement disponible sur le site internet www.reyjinsport.com.

Reyjin ne s’arrête pas ici! L’entreprise poursuit les recherches en vue d’élaborer un deuxième modèle avec filtre interchangeable, dont le matériel sera recyclable et/ou biodégradable. Le filtre sera ensuite remplacé par une solution permanente, actuellement à l’étude. Le but : offrir un masque durable en évitant l’obsolescence rapide et la surconsommation, soit une manière judicieuse d’économiser. Des tests sont en cours afin de définir plusieurs critères comme le taux de filtration, la résistance au lavage, la perméabilité à l’air et l’efficacité des pulvérisations de liquide. L’objectif étant d’offrir des solutions approuvées sur le plan provincial lors du déconfinement progressif.

Enfin, le projet plus poussé de l’entreprise sera la réalisation d’un troisième modèle de masque destiné au personnel de première ligne. L’objectif est d’avoir une qualité équivalente ou supérieure à un N95, mais dans une version lavable, offrant des filtres interchangeables et/ou biodégradables par l’intermédiaire de capsules. 

« Nous avons une pensée particulière pour les deux talents de l’équipe, Catherine Durocher et Isabelle Goudreault qui nous ont rejoints depuis le début de l’aventure dans la gestion de ce projet. Elles démontrent au quotidien un enthousiasme, une conviction et un savoir-faire exceptionnels. Une énorme pensée également à nos couturières qui travaillent fort pour la confection des masques, Lia Lugojan, Hélène Martigny, Marie-Hélène Lampron, Jessica Sisson et toutes les personnes qui se joindront à nous au fur et à mesure de l’avancement du projet. » 

Reyjin est fière de porter haut le savoir-faire et l’esprit d’entreprise de Montréal. Pour les deux entrepreneurs, il n’a jamais été aussi important de privilégier la connaissance et l’expertise afin d’aider et de contribuer à la société dans laquelle nous vivons. 

Rédaction : Daphné Boudet